Le discours du Président de la République prononcé le 1er décembre à Toulon a été placé sous le signe de la vérité : « il fallait dire la vérité aux Français ». Mais quelle vérité ? C’est, pour l’UNSA, la question qui se pose.
S’il s’agit de constater que la crise financière de 2008 s’est transformée en une crise des dettes souveraines, qui, à son tour, a entraîné une crise économique et sociale, l’UNSA ne peut qu’en être d’accord. L’UNSA a toujours pensé qu’un assainissement des comptes était une nécessité, même s’il devait s’inscrire dans la durée et se conjuguer avec une reprise de la croissance, seule capable, en fait, de permettre de réduire notre endettement.
De même, l’UNSA a toujours plaidé pour une plus grande harmonisation des politiques fiscales et sociales en Europe et a toujours condamné le dumping social et fiscal auquel se livrent aujourd’hui certains pays pour attirer capitaux et emplois. Et, sur ce point, la décision d’aller vers des majorités qualifiées nous convient.

