"Si on est dans une relation mécanique, il peut arriver le pire", raconte un ex-conseiller de Pôle emploi, qui a vu des demandeurs d’emploi "effondrés, dans une situation de deuil" et souligne que ses collègues ne sont pas tous armés pour réagir, même si Pôle emploi leur propose de courtes formations.
L’immolation par le feu d’un allocataire du RSA, auquel un hommage a été rendu jeudi par des associations de chômeurs, soulève avec violence la question de la prise en charge de la détresse psychologique des précaires et des demandeurs d’emploi en fin de droits, de plus en plus nombreux.
Le 8 août, en plein entretien avec un conseiller de la Caisse d’allocations familiales (Caf) de Mantes-la-Jolie (Yvelines), un chômeur de 51 ans s’était aspergé de liquide inflammable avant d’y mettre le feu.

